RETRAITE : NOUS NE LÂCHERONS RIEN !

lundi 11 octobre 2010
par  Jean Marc DURAND

Ceux qui comptaient sur un essoufflement de la lutte pour la défense de la retraite en seront pour leurs frais. Le samedi 2 octobre aura une nouvelle fois été marqué par un haut niveau de mobilisation et de participation des familles, des salariés, des jeunes et des retraités.

Cela a un sens ! Les gens en ont assez de se faire gruger, assez de voir les jeunes sans travail, sans perspective, assez de constater que malgré un chômage massif parmi les quinquagénaires, on veut les pousser à travailler jusqu’à 67 ans, assez de passer une existence complète à mettre son savoir, ses compétences son savoir-faire au service de patrons en ne connaissant la plupart du temps qu’un travail contraint.

Ils veulent profiter de la vie, de leur vie, pour s’accomplir dans des activités développant toutes leurs capacités et ils savent que la retraite est un bon moment pour cela. Ils veulent en finir avec les inégalités sociales croissantes, avec la valse des profits et l’enrichissement colossal de quelques-uns sur le dos du plus grand nombre.

Ils veulent construire une autre société faite de justice, de partage et de solidarités entre toutes et tous, jeunes, vieux, hommes, femmes. Ils aspirent tout simplement à vivre mieux, à vivre dignement. Ils ne veulent plus voir par millions des hommes et des femmes vivant en dessous du seuil de pauvreté, des populations stigmatisées pour leur couleur de peau, leurs origines, tout simplement parce qu’ils sont pauvres.

Cette lutte, par les ressorts qu’elle puise au plus profond du peuple, est annonciatrice à court ou à moyen terme de grands progrès de civilisation.

Mais les atteindre vraiment, exige de mettre l’accent sur les questions qui sont au cœur des enjeux politiques, c’est-à-dire de porter le débat sur des propositions pour un nouveau financement des budgets publics et sociaux.

S’agissant du financement de la retraite, les communistes vous rappellent les leurs :

- Faire cotiser les revenus financiers des entreprises au même taux que les salaires ;

- Augmenter en les modulant les cotisations patronales en fonction de la part des salaires dans la valeur ajouté (part qui a diminué de 7% entre 1987 et 2007) ;

- Supprimer les exonérations de cotisations patronales (33 milliards d’Euros en 2009) ;

- Utiliser ces 33 milliards pour mobiliser le crédit bancaire en direction du développement de l’emploi, de la formation et des salaires ce qui, permettrait d’accroître la base de la répartition.

De la sorte, seraient garantis un véritable droit à la retraite à 60 ans et à taux plein pour tous, l’égalité des femmes devant ce droit et pour les jeunes, un avenir autre que la précarité aujourd’hui et la misère en fin de vie demain.

Dans les jours qui nous séparent du 12 octobre, prochaine journée de grève et de manifestations à l’appel de l’intersyndicale, les communistes et leurs élus conscients du besoin d’ancrer l’action au plus profond de chaque service, de chaque atelier, de chaque bureau, de chaque établissement, sont à la disposition de toutes et tous pour débattre, convaincre et faire encore grandir l’espoir de la victoire.

Jean Marc DURAND
Membre du Conseil National du PCF