Développer une autre société, une autre civilisation, remettant au centre le développement des êtres humains.

vendredi 20 mai 2011
par  PCF Drôme

Actuellement un seul sujet occupe les médias : le viol possible d’une femme de chambre par le directeur du FMI. Et pendant ce temps là est-ce qu’on entend parler des victimes du mal être au travail ? Existe-t-il une analyse réelle sur les causes profondes de ces problèmes ? La valorisation du travail, des êtres humains n’est pas -dans notre société- de grande importance.

Les grands médias n’ont aucune honte à parler des victimes en même temps que des fluctuations des bourses au lendemain des grandes catastrophes. Est-ce les bourses qui résoudront les problèmes, par exemple à Fukushima ? Une tragédie qui n’est toujours pas résolue. Pire ces centrales pourraient être à nouveau sous contrôle seulement à partir de fin 2012. Les responsabilités sont-elles clairement identifiées ? Non et cela n’a pas d’importance : la bourse a survécu à cette catastrophe donc tournons la page.

On pourrait parler de la Grèce, du Portugal et de la politique d’austérité que nous préparent nos responsables Européens. On pourrait démontrer que l’argent investi pour renflouer les banques permet de faire à nouveau de grands profits sur le dos des salariés. Mais cela aussi est un sujet qui n’intéressent pas les médias. Il faut que nous acceptions de nous serrer la ceinture pour que l’économie reprenne et pour sortir de la crise. La messe est dite.

Est-ce compréhensible par ceux qui recherchent du travail ? Par ceux qui moyennant le RSA devraient s’acquitter d’un travail bénévole de 5 heures par semaine quand ils ne demandent qu’à travailler durablement ?

Pour sortir de la crise il faudrait imposer que les grilles salariales ne puissent plus commencer en dessous du SMIC, un SMIC augmenté à 1600€ -voir 1700- plutôt que de créer une prime que seules « les entreprises de plus de 50 salariés et où les dividendes versés par action seraient supérieures à la moyenne de celles distribués les deux années précédentes » seraient incitées à verser à leurs salariés. Prime qui bien évidemment donnerait droit à des allègements de cotisation sociale. Ou comment prendre d’une main ce que l’on a donné de l’autre.

Pendant ce temps là, tout comme le prix du pétrole, de l’électricité, du gaz, nous allons assister à une augmentation du prix du timbre. Ne serait-ce pas lié à la privatisation et à des profits exigés par les actionnaires ? Y aura-t-il à la Poste, le même service garanti pour tous ? La Poste propose maintenant trois tarifications différentes : la lettre prioritaire, l’Ecopli qui permettrait de faire circuler le courrier en train plutôt qu’en avion (c’est vrai que pour traverser la France le train, qui avait jusque là été utilisé, est maintenant beaucoup trop long) et le tarif réduit -ou tarif lent- avec J+2 pas vraiment garanti. Mais qui donc va utiliser le tarif prioritaire ? Ceux qui rament avec les cotisations sociales où les grandes entreprises et ceux qui en ont les moyens ? Après la justice et les médias de classe voici venir la Poste de classe avec moins de postiers -et de fonctionnaires- !

Est ce que pour autant tout est noir ? N’y a -t-il pas aussi à espérer quand on voit les dernières victoires de ceux qui luttent comme chez Dassault, chez Carrefour... ? Les révolutions encore incertaines des pays du Maghreb sont aussi sources d’espoir. Que dire de l’élan formidable de jeunes qui dans la Drôme sont en train de s’organiser en JC -Jeunes Communiste- ?

Il faut continuer à se battre et essayer de faire entendre autre chose, faire vivre notre programme, le programme partagé, pour développer une autre société, une autre civilisation remettant au centre le développement des êtres humains, un développement en harmonie avec l’écologie et la planète sur laquelle nous vivons.

PCF DROME