Environnement
La mort programmée du labo départemental ?
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Protection de l’environnement et particulièrement de l’eau, sécurité alimentaire et santé animale sont les trois domaines d’activité des laboratoires de la Drôme, gérés par le Conseil général et situés à Valence et à Ucel dans le sud de l’Ardèche.
Le syndicat CGT du Conseil général de la Drôme alerte sur l’avenir de ces laboratoires.
En novembre 2010, les syndicats sont informés d’un déficit de 1,8 millions d’euros, avec l’obligation de n’en rien dire pour ne pas affoler la clientèle. Promesse leur est faite d’un plan d’économies. Le bureau d’études choisi pour examiner la situation, Vysio, est dirigé par des anciens du labo privé, le CARSO, concurrent du labo départemental !
En avril, sans nouvelle du département, les syndicats demandent que le point d’étape promis leur soit présenté. Pas d’étape prévue par le département, mais des décisions : fermeture d’Ucel, renvoi des contractuels, abandon des analyses d’eau !
Les syndicats réagissent en engageant un bureau d’études indépendant le CRAISSET et demandent qu’aucune décision ne soit prise avant la fin de l’étude.
Le 11 juin les propositions de VYSIO sont validées lors d’une séance du Conseil général. L’étude des syndicats présentée lors du CTP du 14 juin montre qu’il existe d’autres solutions :
développer les coopérations avec d’autres labos publics, les universités, mettre en place des outils de gestion partagés qui permettront de connaître les prix de revient et d’établir une politique de réponse aux appels d’offres,
recruter un gestionnaire, un responsable du développement commercial, développer de nouveaux produits, proposer de l’ingénierie ou de l’expertise ;
mettre l’Etat face à ses responsabilités quand il en appelle au labo départemental pour gérer les crises sanitaires mais qu’il subventionne les labos privés.
Mais le président du CTP, impose un vote sur la fermeture d’UCEL. Les syndicats votent contre. Il est demandé aux salariés d’UCEL de venir travailler à Valence (3h de route !).
Les analyses d’eau seront sous-traitées au CARSO à un prix supérieur à ceux pratiqués sur le marché ! Le labo départemental devient sous-traitant du CARSO ! Pour des analyses haut de gamme.
Ainsi la Drôme n’aura plus de labo indépendant pour contrôler les distributions d’eau potable, les piscines, les baignades …
Le directeur du labo allant jusqu’à prétendre que la cause principale du déficit était le statut public du labo !
La CGT appelle le président du Conseil général à résister, les drômois et les personnels du Conseil général seraient alors à ses côtés.
Paul GOYARD
