Personne ne veut voir la gravité du viol

mardi 18 octobre 2011
par  NB

C’est le titre d’un article paru dans l’Humanité du 4 octobre, qui donnait la parole à Muriel Salmona psychiatre, et qu’il faut lire absolument.
« (…) Morts précoces, suicides, addictions, troubles psychiatriques, problèmes cardio-vasculaires : aux États-Unis, des études mettent en lumière les conséquences des viols sur la santé physique et mentale. Muriel Salmona, médecin psychiatre, tente de les faire connaître de ce côté-ci de l’Atlantique, où elles n’ont presque pas trouvé d’écho, même dans la presse médicale.
Spécialisée en psychotraumatologie et en victimologie, deux disciplines non officiellement reconnues en France, elle prend en charge depuis vingt ans des victimes de violences intrafamiliales et de violences sexuelles. Et connaît bien les blocages qui conduisent à un échec pour la justice : selon les estimations 2009 de l’Observatoire national de la délinquance, le viol donne lieu à moins de 10 % de plaintes, 3 % de poursuites judiciaires et entre 1 et 2 % de condamnations.(…) »

http://www.humanite.fr/societe/muriel-salmona-%C2%AB-personne-ne-veut-voir-la-gravite-du-viol-%C2%BB-480793