FRONT NATIONAL : DÉCRYPTAGE
Un argumentaire en 8 points

dimanche 15 janvier 2012
par  PCF Drôme

ŽPoint 3 - UN PROGRAMME ÉCONOMIQUE ULTRA-LIBÉRAL MAIS FLOU

Le FN fustige la mondialisation mais ne propose aucune alternative si ce n’est la fermeture des frontières, fidèle à son credo d’une France refermée sur elle-même. Aucune politique de coopération ou de solidarité. Afin de relancer l’industrie française, Marine Le Pen ne propose rien de moins que de faire appel à des bénévoles parmi les chômeurs. La prospérité des entreprises ne serait garantie que par des baisses d’impôts et de charges, bref par un dumping fiscal et social dont les salariés seront les premières victimes.

En ce qui concerne la dette publique Marine Le Pen dénonce la fraude sociale et les immigrés. En revanche, rien sur les entreprises responsables de 80 % de la fraude sociale. Rien non plus sur les 30 milliards annuels d’exonération de cotisations accordés au patronat. Les patrons ne sont pas plus mis à contribution pour améliorer le pouvoir d’achat : jamais le FN ne mentionne l’augmentation des salaires ou du smic.

En prônant la sortie de l’euro, le FN refuse d’en faire un outil de coopération dans l’UE. Le retour au franc s’accompagnerait d’une politique de dumping monétaire.

Ce que Marine Le Pen ne dit pas, c’est que la dévaluation qui suivrait aurait pour effet de faire exploser la dette et s’accompagnerait d’une forte inflation et d’une spéculation contre le franc. Les salariés et leurs familles en seraient les premières victimes..

POINT 4 - LE FN ADVERSAIRE DU SYNDICALISME

Le Front national souhaite supprimer les syndicats ouvriers et restaurer un système corporatiste tel qu’il a été mis en œuvre par Pétain dans la Charte du travail. Salariés et patrons auraient comme intérêt commun le bon fonctionnement des entreprises.

Ainsi tout le monde serait satisfait ! Il n’y aurait plus de place pour les syndicats et l’État n’aurait plus de rôle de régulation, les marchés s’en chargeraient…

Le FN ne montre aucune solidarité avec les salariés. Ainsi, ses élus n’ont jamais apporté leur soutien aux Fralib ni voté la solidarité du Conseil régional de PACA, pourtant approuvée du Front de gauche à l’UMP, au prétexte que le débat aurait été manipulé par la CGT.

Marine Le Pen cherche à capter le mécontentement social mais ne propose rien. Elle a des positions ultra-libérales, elle ne réclame aucun droit pour les salariés, aucune revalorisation des retraites… Aucun salarié, aucun retraité n’a intérêt à voter pour le FN dont la première fonction est de diviser et de diriger la colère contre les autres, collègues, voisins… surtout lorsqu’ils sont étrangers ou fonctionnaires.

En ce qui concerne le combat contre la réforme des retraites, Marine Le Pen a déclaré : « Voilà deux semaines que la France s’installe dans le chaos, entre grève, manifestations et blocus… la tolérance zéro doit s’appliquer à tous les émeutiers ».

Retrouvez l’intégralité de l’argumentaire sur
http://www.pcf.fr/16238