SKF, risque de licenciement low cost pour un max de cash
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La direction de SKF a annoncé le 20 septembre un projet de cession globale du site SKF de Saint Vallier, 402 salariés sont concernés
SKF envisage maintenant une 2ème option, casser le site en 2 : « Bielle » et « Division Système », sans nommer les acquéreurs qui seraient des industriels aéronautiques nord-américains et européens.
La Direction maintient pourtant qu’elle privilégie la vente globale, mais alors pourquoi ne pas écarter les acquéreurs qui vont diviser le site en 2 ?
Cette cession aurait probablement pour conséquence la délocalisation d’une partie de la l’activité avec son impact sur l’économie locale et les nombreux sous traitants, ainsi que la dégradation des conditions de travail, la sécurité et les statuts sociaux des salariés impactant ainsi leur santé physique et mentale.
Pour la CGT, cela pourrait conduire à une désindustrialisation du MADE IN France. SKF, soucieuse de son image de marque laisserait ainsi aux repreneurs « le soin » de faire le « sale boulot ».Ce projet n’a aucune logique industrielle, mais uniquement une logique « CASH » à court terme !
Pourtant les atouts sont nombreux :
Les perspectives du marché aéronautique sont très favorables, tant sur la croissance du trafic aérien que sur les besoins en avions jusqu’ en 2030. Croissance moyenne de 5% par an sur 20 ans.
La Direction SKF a annoncé dans la presse que les carnets de commandes sont pleins et que le chiffre d’affaires est en hausse de 17 à 18% .
Pour la CGT SKF aérospace , « Le savoir faire de haute technologie des salariés, spécialisés depuis des décennies, nous permet d’être leader européen dans la fabrication des Bielles Métalliques (notamment pour AIRBUS) et développent une nouvelle technologie de retreint à chaud avec une machine spécialement étudiée et fabriquée pour le site ( 2,5 M €)pour nous permettre de conserver une marge d’avance par rapport à la concurrence tout en nous ouvrant de nouveaux marchés.
Nous sommes seul fournisseur de composants critiques pour la manette de commande de vol de l’avion militaire européen A400M. Nous travaillons sur des programmes militaire comme le Rafale…
Nous sommes centre d’excellence dans la recherche et développement, doté d’un bureau d’étude important. Ceci nous permet d’être présents en amont des projets (nouveaux appareils) chez les donneurs d’ordre, générant ainsi de la production, donc des embauches. Sans compter toutes les normes qualité et certifications obligatoires aéronautique (NADCAP procédés spéciaux, ISO 14001…)
De plus SKF bénéficie depuis plusieurs années des aides de l’état, sous la forme d’un crédit d’impôt recherche. Nous savons aussi que depuis 2005, 97% du résultat net cumulé ont été distribués aux actionnaires basés en Suède
SKF (anciennement SARMA) fait partie du patrimoine industriel de Saint-Vallier : les populations y sont attachées car SKF contribue au développement de l’économie locale.
La CGT et les salariés de SKF qui refusent d’être bradés exigent des garanties sur une stratégie industrielle à long terme sur le site de Saint-Vallier ; le maintien de tous les emplois et acquis sociaux.
