Pour que la Sécurité Sociale reste un service proche des usagers

mardi 3 avril 2012
par  PCF Drôme

Les retraités CGT de l’agglomération valentinoise, après ceux de Livron et de Pierrelatte, ont engagé l’action pour que la sécurité sociale reste un service public proche des usagers.

Ils ont décidé de faire connaitre la décision et d’appeler à l’action en distribuant plus de 500 tracts dans le quartier, organiser une Conférence de presse mardi 27 mars devant les locaux (voir ci-dessous l’intervention de Jean Pierre Demangel) et faire signer une pétition sur le marché (déjà près de 500 signatures de recueillies).

Dans son intervention Jean Pierre Demangel a mis l’accent sur l’action de la direction de la CPAM qui relaie le ministère et la direction de l’Assurance maladie, c’est à dire mettre en œuvre des décisions qui réduisent le champ d’actions de la Sécu et l’éloigne des assurés usagers » et au final transforme la conquête sociale qu’est la Sécurité Sociale en une banale compagnie d’assurance.

Pour justifier la fermeture des centres de paiement il est invoqué que « trop de mètres carrés seraient consacrés à la Sécu dans la Drôme ! »

L’orateur évoque la fermeture envisagée du centre de Valence le Haut après celui de Valensolles, à Romans celui de la Monnaie. Et remarque-t-il c’est dans les quartiers où l’on en a le plus besoin que sont fait les économies.

L’orateur relève que les moyens financiers, soit les cotisations sur les salaires, sont en diminution relative constante : la part des salaires dans les richesses produites ont baissé de 10% en 30 ans soit une diminution des cotisations de 10% en 30 ans, que le chômage de masse c’est aussi des cotisations en moins, que la trentaine de milliards d’exonération de charge s’ajoutent au manque de cotisation.

Mais rappelle-t-il, cette casse de la Sécu vient de loin. C’est une exigence du Medef. Ce sont des pas en avant vers la privatisation. Donc, pour y parvenir il faut ternir l’image de la Sécu, la rendre exécrable par la baisse des remboursements, par des taxes diverses, le forfait hospitalier, l’euro sur les actes médicaux, le calcul plus défavorable des indemnités journalières…

Dans le même temps, la Sécu est la vache à lait des groupes pharmaceutiques (SANOFI et consorts) dont les profits servent les actionnaires, pas les malades. Ainsi 700 millions d’euros sont consacrés à l’institut national de la santé et de la recherche médicale et 5 milliards d’euros vont au marketing !

Autre exemple que cite Jean Pierre Demangel, le scandale des dépassements d’horaires mis à la charge des mutuelles qui ne pourront qu’augmenter leurs cotisations.

Alors leur projet, c’est une protection sociale de misère pour les plus démunis et des assurances privées à géométrie variable en fonction du revenu .

De ce projet, la CGT n’en veut pas. On veut faire vivre cette idée généreuse et solidaire issue de la Libération : solidarité pour chacun selon ses moyens, solidarité pour tous selon ses besoins, réaffirme le militant qui incite à la poursuite de la lutte en exigeant une sécurité sociale de proximité au service de la population, des moyens financiers, du personnel et des locaux, arrêter les exonérations de cotisations et mettre à contribution les profits.

La période actuelle est propice, remarque l’orateur, pour faire droit aux exigences des salariés, retraités et citoyens. Utilisons le vote démocratique pour une société progressiste et plus juste.

Rendez-vous était donné Jeudi 29 mars à 11heures devant la CPAM pour un pique nique revendicatif.
Paul GOYARD