Tous les pouvoirs à la gauche
Mon œil !
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Parce que le parti socialiste est majoritaire à l’Assemblée nationale, au Sénat, dans les Régions, il est partout proclamé que « tous les pouvoirs sont à la gauche en France » …
C’est d’abord faire fi de la faiblesse du soutien citoyen : moins d’un quart des électeurs inscrits ont voté socialiste pour les élections législatives. C’est aussi oublier que la gauche radicale et en particulier celle du Front de Gauche ne se retrouve pas dans le programme encore très libéral du président élu et maintenant soutenu.
Mais c’est surtout être sourd à l’omniprésence écrite, filmée, radio diffusée de la propagande du Medef et de tous ses relais nationaux et européens. Il n’y a qu’à écouter la musique quotidienne des tenants de l’austérité obligatoire sur les chaines publiques.
Non, contrairement à ce qu’on prétend le pouvoir réel n’est pas à gauche, mais toujours à la finance, aux partisans de la concurrence libre et non faussée, aux « mystérieux marchés » (enfin pas tant que cela si on veut bien se donner la peine d’identifier leurs dirigeants) et ces derniers ne semblent guère être ébranlés par les résultats électoraux, comme auparavant et même un peu plus fort ils redemandent de faire disparaître tous les acquis sociaux, en matière de santé, de droit du travail, et même du Smic, au nom de la compétitivité.
En réalité, le pouvoir passera à gauche quand les salariés décideront de s’en occuper vraiment. Ils le font déjà ici et là en France comme ailleurs mais comme l’écho de ces mobilisations n’étouffe pas les prétentions des capitalistes, il est impératif d’amplifier la mobilisation, tant en France que partout dans le monde.
Robert FARESSE
Secrétaire de la section de Montélimar,
Membre de la direction départementale du PCF Drôme
proclamer que la gauche a tous les pouvoirs, c’est aussi amalgamer au PS le Front de Gauche pour discréditer l’ensemble à l’approche d’autres échéances électorales.
