Europe : Fuite en avant fédéraliste et austéritaire

lundi 25 juin 2012
par  PCF Drôme

Après avoir obtenu en mars la signature du traité Merkel-Sarkozy, la chancelière allemande demande la construction d’une Europe fédérale, quitte à en passer par une UE à deux vitesses.

Angela Merkel assume. Elle est prête pour une fuite en avant fédéraliste austéritaire. « Nous n’avons pas besoin uniquement d’une union monétaire, mais aussi d’une union fiscale. Nous ne devons pas rester immobiles parce que l’un ou l’autre ne veut pas encore suivre » a-t-elle déclaré. Ainsi elle prépare le terrain des prochains rendez-vous européens.

Plusieurs pays demandent que l’Union européenne (UE) réoriente sa politique et invoquent, à côté de l’austérité, le besoin de croissance.

Avant de passer un compromis, Berlin souhaite s’assurer que l’austérité sera bien appliquée et que sera maintenue à l’avenir l’orientation d’une UE qui ne remette pas en cause la domination des marchés financiers en diminuant les dettes publiques, en précarisant le marché du travail, en organisant la stagnation des salaires et en réformant les systèmes de retraite.

Avec sa déclaration, Angela Merkel poursuit sa stratégie. Celle qui a conduit à la signature, en mars, par vingt-cinq pays de l’UE du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance, qui interdit les déficits publics. C’était la condition posée par Berlin pour accepter la fondation du mécanisme européen de stabilité, le fonds de secours qui prête aux pays en difficulté en échange de politiques d’austérité dra­coniennes.

Dans les échéances attendues, la chancellerie veut s’assurer de ne pas perdre la main.

Berlin n’est pas seul à pousser pour davantage d’intégration. La Commission, le Conseil et la Banque centrale européenne planchent sur un «  approfondissement de l’union économique et monétaire  » censé sauver la monnaie unique, conformément aux décisions du Conseil .