RSA : Conquérir de nouveaux droits

mercredi 1er août 2012
par  PAUL GOYARD

Le quotidien La Croix du 3 Juillet rapportait sur la rencontre, avec la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine et les associations de solidarité, qui devait évoquer les différents dispositifs de lutte contre l’exclusion et notamment le revenu de solidarité active (RSA) conçu par le précédent gouvernement comme une innovation sociale en faveur de l’emploi et contre la pauvreté, qui est aujourd’hui très critiqué.

Ce dispositif ambitionnait de ne plus seulement garantir aux personnes sans emploi des ressources minimales pour vivre, mais d’encourager les travailleurs qui ne parviennent pas à se hisser au dessus du seuil de pauvreté en leur garantissant un complément de revenu.
Mais toutes les propositions avancées ne font que viser à améliorer ce dispositif.

Le Front de Gauche a une toute autre approche.
Dans la partie du programme « l’humain d’abord » consacrée à la précarité, le Front de Gauche remarque qu’une des caractéristiques du capitalisme de notre époque est la généralisation de la précarité. Le Front de Gauche veut agir pour éradiquer le chômage et prendre des mesures contre la précarisation de toute la vie sociale et en particulier en faveur de celles et de ceux qui en sont les premières victimes : les jeunes, les travailleurs précaires, les chômeurs, les femmes …

Pour les jeunes, le programme préconise la création d’un statut social leur permettant une autonomie pendant leurs études. Pour ceux en formation serait mis en place un système d’ allocations, inancé par la solidarité nationale et pour ceux en recherche d’un premier emploi par la sécurité sociale professionnelle.

Pour tout le monde le CDI a plein temps sera réaffirmé comme norme du contrat de travail, le recours à l’intérim et aux contrats à durée déterminée strictement encadré. Les droits des entreprises sous-traitantes seront alignés vers le haut sur ceux du donneurs d’ordre.

En plus des nouveaux droits donnés aux salariés et aux comités d’entreprise, en cas de licenciement et délocalisation, l’autorisation administrative de licenciements sera rétablie et les licenciements boursiers interdits.

Toutes les lois antisociales seront abrogées et sera engagée la refonte du code du travail, le nouveau code du travail, assurera l’abolition de la précaité et l’égalité femmes-hommes.

La protection sociale sera un bien commun et un droit de base pour tous en renforçant le principe de solidarité entre les générations.

Même si la conquête d’améliorations des dispositifs existants est nécessaire, elle ne saurait être une fin en soi. Ce qui est à l’ordre du jour pour dépasser la crise c’est la conquête de nouveaux droits pour les salariés comme ce fut le cas au lendemain de la guerre qui avait laissé le pays exsangue.

Paul GOYARD


Brèves

28 décembre 2012 - CGT arrive en tête du scrutin TPE

Résultats des premières élections pour les salariés des petites entreprises TPE (vote du 28 (...)

22 décembre 2012 - Le FRONT de GAUCHE au conseil régional RHONE-ALPES

Gilles RAVACHE pour une loi contre les licenciements boursiers

17 décembre 2012 -  Gérard Depardieu nous joue l’avare mais ...

Gérard Depardieu nous joue l’avare mais ce n’est pas un rôle de composition Après Bernard Arnaud, (...)

7 décembre 2012 - ArcelorMittal, intervention de Pierre LAURENT au Sénat

Pierre LAURENT interpelle le premier ministre au Sénat le 6 décembre : http://www.pcf.fr/32444

15 octobre 2012 - Sénat : le bonus-malus de l’énergie prend du plomb dans l’aile

Face au refus des sénateurs Front de gauche de voter le texte en l’état, le gouvernement reporte (...)