ZÉRO CHÔMEUR, TOUS TRAVAILLEURS !

jeudi 4 février 2016
par  PCF Drôme

« Zéro chômeur, tous travailleurs ! », c’est au travers de ce message fort que le Conseil National du Parti communiste français, réuni les 16 et 17 janvier dernier, a décidé de lancer une grande campagne pour l’emploi.
A l’heure où le MEDEF souhaite en finir avec le contrat de travail, et qu’il trouve en Valls et Macron de formidables porte-voix, plus que jamais l’heure est à réaffirmer les principes d’un droit au travail pour tous.

A l’inverse des volontés de régression proposées par le MEDEF et ses acolytes, le PCF défend lui l’idée d’une véritable loi de sécurisation sociale de l’emploi et de la formation devant permettre la protection des travailleurs et non leur précarisation accrue.

A cette campagne nationale pour l’emploi, que la Fédération des communistes de la Drôme a décidé d’animer et de mettre en mouvement au niveau local en y impliquant les citoyens et les militants et organisations politiques, associatives et syndicales, s’ajoute la volonté de défendre les droits des travailleurs, des chômeurs et de s’opposer à toute criminalisation de l’action syndicale, comme dans l’affaire des Goodyear.

Dans un département fortement touché par le chômage, beaucoup d’entreprises drômoises ont subi ou sont menacées par la restructuration, le dumping social ou la suppression de postes : Biomet, STV, KDI-Merlin, Reyes-Verdol, Areva, FBFC…

Le service public est également touché, comme la volonté de supprimer la maternité de Die (vaillamment défendue par un collectif d’élus et de militants communistes depuis de nombreuses années), la restructuration des Hôpitaux du Nord Drôme ou bien la privatisation accompagnant la suppression de postes à la SNCF et EDF.

François Hollande, dans ses vœux, a évoqué un « état d’urgence économique » et il s’est depuis longtemps engagé à inverser la courbe du chômage qui pourtant ne cesse de grimper. Non, M. le Président, votre recette n’est pas la bonne ! Les aides aux entreprises n’ont en rien permis la mise en œuvre d’embauches. La baisse du coût du travail, à laquelle vous tenez tant, n’a fait qu’accroître les dividendes des actionnaires des entreprises du CAC 40.

Le PCF met en exergue des secteurs potentiellement sources d’emploi comme le logement, le développement durable, le numérique et l’industrie, la filière agricole et agroalimentaire dans laquelle nous excellons, notamment dans la Drôme. Il conviendrait aussi de définir un grand plan pour les transports publics et les services publics, la petite-enfance.... Les solutions sont multiples afin de proposer une alternative au chômage, à l’isolement, et à la précarité.

Pour cela il faudrait baisser le temps de travail et favoriser son partage. Il conviendrait également de réorienter les crédits bancaires, de reconnaître aux salariés et à leurs représentants de nouveaux pouvoirs d’intervention sur les stratégies des entreprises, et enfin garantir cette sécurité emploi-formation à tout salarié, tout au long de sa vie.

La dégressivité des allocations chômage ? Non merci M. Sapin. Cette solution qui n’en est pas une et qui a déjà été mise en œuvre par le passé, a montré son inefficacité.
Cessons de stigmatiser les chômeurs et permettons à chacun d’avoir un emploi, ce qui permettra aux cotisations sociales de rentrer et comblera ainsi les caisses de L’UNEDIC.

L’austérité et les dogmes libéraux, nous n’en voulons plus !
Les communistes disent qu’il faut des politiques nouvelles, porteuses d’espérances.
Ces questions sont au cœur de la préparation du 37ème congrès du PCF.

Rémy GARNIER
Membre du Conseil départemental