ALSTOM BELFORT : Un sauvetage où l’Etat reste loin du compte..

jeudi 6 octobre 2016
par  PCF Drôme

Les annonces de ce mardi 4 octobre sur le site de Belfort avec des commandes supplémentaires de locomotives sont un soulagement pour les salariés du site. Rien ne serait arrivé sans la mobilisation des salariés, de leurs représentants syndicaux, de la population, ce qui a permis de transformer le dossier brûlant d’Alstom en emblème stratégique national. C’est signe que le rassemblement et la lutte pour l’emploi ainsi que le développement de l’industrie permettent de contrecarrer des projets néfastes de grands groupes, pour les salariés et le pays.
Mais le plan médiocre du gouvernement n’est qu’à court terme et évite soigneusement de mettre en cause la direction du groupe Alstom pourtant assise sur un tas d’or. En montant des usines en Pologne ou au Kazakhstan pour fournir le marché français, l’Etat n’aurait donc rien vu venir….
Cela mérite aujourd’hui au-delà des promesses, que l’Etat s’investisse très largement dans le capital d’Alstom afin de maintenir les orientations de ce fleuron vers l’intérêt général plutôt que vers les intérêts financiers. Ce que demandent les communistes, c’est que l’Etat, au lieu de faire les yeux doux et le dos rond devant l’appétit des actionnaires monte au capital d’Alstom afin d’acquérir une minorité de blocage.
La situation du site de Belfort a révélé l‘ampleur de la crise du ferroviaire. Aujourd’hui, l’Etat navigue à vue et laisse clairement entendre qu’il pourrait revendre à l’avenir les rames de TGV, probablement à un autre opérateur que la SNCF. Ainsi, les investissements d’aujourd’hui pourraient préparer l’ouverture à la concurrence des lignes TGV. Pour André Chassaigne, député PCF-FDG « des touches de commandes publiques ne suffiront pas. Il nous faut revenir au rail. On ne peut l’abandonner, développer les routes et les cars Macron puis venir pleurer. Cette stratégie représente une catastrophe en termes d’environnement, de service public et d’aménagement du territoire ».
Pour cela, il est urgent, comme le propose le PCF, d’engager un débat national et public avec toutes les parties concernées, pour aller au-delà d’un bricolage à courte vue qui ne repose sur aucune stratégie industrielle et environnementale pour le moyen et le long terme.
Pierre TRAPIER


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