8 mars pour l’égalité

mercredi 8 mars 2017
par  PCF Drôme

La journée du 8 mars ne se « fête » pas par un cadeau ou une distribution de fleurs sur le lieu de travail. La journée internationale pour les droits des femmes est une journée de lutte pour l’égalité.
Aujourd’hui, le contexte politique, social et économique international comme national n’offre pas de répit pour tout-es celles et ceux qui œuvrent à plus d’égalité et de justice sociale.

Elles étaient des millions à travers le monde à dénoncer le programme rétrograde de Donald Trump lors de la Women’s March du 21 janvier dernier quelques heures seulement après l’investiture du 45ème Président des Etats-Unis.
En Pologne, le 3 octobre 2016, elles étaient plus 300 000 à protester contre un projet de loi bannissant l’avortement.
En Argentine, le 19 octobre, elles étaient des dizaines de milliers à répondre à l’appel du collectif Ni Unas Menos pour exiger la fin de la violence machiste suite à plusieurs meurtres particulièrement sauvages de femmes.
Le 24 octobre, partout en Islande, les femmes quittaient leur travail à 14h38 pour dénoncer les inégalités de salaire homme-femme.
C’est une autre bataille qui s’engage en Russie où le parlement a adopté une loi dépénalisant les violences conjugales, un siècle après la Révolution d’Octobre qui, la première, avait conquis le droit à l’avortement, l’accès des femmes à toutes les responsabilités et toutes les carrières professionnelles, ou encore la sanction des abus familiaux.

À l’heure où toutes les femmes du monde aspirent à briser les liens dans lesquels on les a enfermées pendant des siècles, à l’heure où elles prennent leur destinée en main, choisissent leur avenir professionnel et familial et secouent le joug insupportable que certains aimeraient voir durer, des forces ecclésiastiques et réactionnaires sont prises de panique. Elles contre-attaquent brutalement partout où elles le peuvent : en Espagne, en Pologne, en Irlande, aux États-Unis… En France même, elles ont trouvé dans les candidatures de Marine Le Pen et de François Fillon les porte-parole adéquats pour renvoyer les femmes au foyer.

L’égalité entre les femmes et les hommes est pour nous incontournable parce qu’elle participe du progrès social. Laisser perdurer les inégalités entre les femmes et les hommes et s’exercer les violences contre les femmes, c’est porter une responsabilité sur le fait que les idées rétrogrades et les organisations qui les portent progressent.

Aussi, nous appelons à faire du 8 mars une journée d’actions et de grèves pour les droits des femmes. Montrons que nos luttes sont des conditions nécessaires et indispensables pour l’émancipation des femmes et des peuples. Et montrons que nous devons toutes et tous rester solidaires, vigilant-es et combatif-ives pour renforcer nos acquis et obtenir de nouveaux droits. 
Détail des actions prévues sur le site : http://8mars15h40.fr/.

Cécile ROUBE