Maternité, chirurgie, questions et suite

mardi 9 janvier 2018
par  PCF Drôme

La fermeture de la maternité et de la chirurgie ne serait issue d’aucune décision. Tel est le propos du juge du tribunal administratif. Et malgré tout, cette « non-décision » a abouti à la fermeture effective de deux services vitaux pour notre pays. M. Grall, directeur de l’agence régionale de la santé (ARS) n’a pas gagné, il a organisé le sabotage, fait fermer des services mais n’a pas répondu à de nombreuses questions qui vont rester dans le débat public. Sa décision (non-décision) ne s’appuie pas sur une véritable réflexion, sur des éléments tangibles (études, rapports, etc.), sur une prise en compte des besoins de la population, notamment en termes de sécurité sanitaire. A ce jour, il faut pour les Diois entre 1h et 2h de route pour rejoindre un bloc opératoire ou une maternité. Le délai préconisé par les experts est de 45mn pour les urgences et de 20mn pour les urgences vitales.
La première question que se pose le collectif de défense de l’hôpital de Die, c’est comment un établissement public en charge de notre santé a pu prendre une telle décision en se justifiant par une rafale de mensonges, de contre-vérités, d’arguments de mauvaise foi ? (voir le communiqué de presse de l’ARS du 24 novembre et article de Jean Pierre Rambaud, communiqué de l’UD des associations de donneurs de sang, etc.).
Comment l’ARS a pu fermer les services sans aucune concertation avec les équipes locales, les médecins libéraux (voir leur communiqué), les sapeurs-pompiers (informés de leur nouvelle mission le 3 décembre à 18h lors d’une réunion convoquée en urgence par le sous-préfet) ? Aucun protocole de transport, de prise en charge des urgences ou des femmes enceintes n’est en ordre de marche, seul un plan en cas de crise impromptue et momentanée existe. Comment M. Grall peut-il prendre la responsabilité de mettre en danger la vie des habitants - qui cotisent tous à la sécurité sociale et au budget de la nation - sans avoir organisé et prévu quoi que ce soit ?
A ces questions l’ARS ne veut pas répondre. Elle a organisé depuis plus d’un an une fenêtre de tir pour fermer les services. Et cela pose d’autres questions.
Pourquoi le conseil de surveillance présidé par le maire de Die n’a pas prévenu la population de ce que le directeur, M. Bernard, préparait ?
Déjà, en janvier 2017, lors de ses vœux, ce dernier annonçait en filigrane qu’il n’agirait pas pour maintenir les services de maternité et de chirurgie. Intention confirmée au printemps où il annonce qu’il hésite à demander les autorisations de renouvellement. Il a fallu l’intervention du collectif en conseil de surveillance, le 4 novembre, pour que le directeur s’explique sur la non-demande de renouvellement des autorisations. Sans que personne ne réagisse et l’enjoigne à le faire !
(A suivre)

Le collectif de défense de l’hôpital de Die