Roublardise au sommet de l’Etat !

mercredi 19 décembre 2018
par  PCF Drôme

Comme le déclare Ian Brossat, tête de liste PCF aux élections européennes, «  Quand le gouvernement parle de loi sur les fake news, la plus grosse des fake news vient de l’ Elysée ». On savait déjà que l’augmentation du SMIC de 100 € annoncée en début de semaine par Emmanuel Macron, n’en serait vraiment pas une. On sait que désormais, celle-ci ne concerne guère plus que la moitié des smicards. Les exclus de la mesure, véritable usine à gaz, sont en majorité des femmes qui n’y auront pas droit du fait des revenus de leur conjoint.
C’est une façon pour le gouvernement de dire, pour avoir une augmentation, allez récupérer votre argent à la CAF ! « Un système qui fonctionne assez mal » avait même osé dire Gérald Darmanin, le ministre des comptes publics.
C’est pourtant cette même aide, versée par la Caisse Nationale des allocations familiales, qui a l’ambition de servir de bouée de sauvetage au gouvernement pour calmer les gilets jaunes.
Le sentiment d’avoir été berné a toutes les chances de se répandre dans le pays comme une mèche allumée. On avait déjà compris que le président faisait tout pour protéger les riches. Il est clair à ce jour qu’il veut tromper les pauvres, les plus modestes, les couches moyennes, en d’autres termes la masse des Français.
Lors de son intervention à la télévision, force est de constater qu’il n’a pas pris la mesure de son discrédit dans l’opinion.
La confusion entretenue entre salaire et lutte contre la vie chère permet de décrocher le SMIC de la notion de rémunération de la force de travail. Le MEDEF s’en félicite car le bricolage annoncé permet au patronat de s’abstenir de toute hausse de salaire. L’augmentation de la prime d’activité ne va en effet rien changer au bas des grilles de salaire dans les branches professionnelles.
Le gouvernement compte sans doute sur les fêtes de fin d’année pour jouer à la fois la fermeté et le pourrissement. Edouard Philippe précise «  qu’il n’y aura pas de tournant ».
Son message est clair : pas question d’avoir l’air de battre en retraite.

Va se rajouter aux revendications désormais connues de tous, la question des droits des chômeurs et précaires. Aujourd’hui, doit reprendre la négociation « assurance chômage » entre syndicats et patronat avec comme ordre du jour la baisse des droits des chômeurs et de nouvelles coupes budgétaires sur le régime des intermittents du spectacle.

Quant au « grand débat » que le gouvernement entend mettre en œuvre dans le pays pour le début 2019, nous savons déjà qu’il s’agira de « bla bla » et d’une nouvelle roublardise.
Mobilisations et luttes ne sont pas prêtes de se calmer...

Pierre TRAPIER