GILETS ROUGES, GILETS JAUNES OU ROBES NOIRES... N’ACCEPTENT PLUS LE SORT QUI LEUR EST FAIT ILS LE DISENT HAUT ET FORT : TROP C’EST TROP !

mercredi 19 décembre 2018
par  PCF Drôme


VENDREDI 14 DÉCEMBRE A L’APPEL DE LA CGT

Plusieurs centaines de manifestants.es ont foulé les boulevards de Valence sous un beau soleil d’automne pour clamer une énième fois leurs revendications :
- augmentation des salaires - le SMIC à 1 800 euros en le répercutant sur l’ensemble des grilles de salaires - des pensions et minima sociaux - réduction du temps de travail - prise en charge par les employeurs des transports - réduction de la TVA à 5,5% pour les produits de première nécessité, notamment le gaz et l’électricité - une fiscalité juste tenant compte des revenus et rétablissement de l’impôt sur la fortune.....
Comme d’habitude un des slogans "les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère, on n’en veut pas de cette société-là" a animé le défilé mais fait nouveau, a été repris avec force par un groupe de lycéens. Lycéens qui ont chanté la Marseillaise avant la dislocation du rassemblement devant la préfecture suivi par les "plus anciens" du chiffon rouge.

MARIA ET SES TROIS CODÉTENUS DOIVENT ÊTRE LIBÉRÉS IMMÉDIATEMENT

Maria a été interpellée violemment le 8 décembre, journée d’action de Gilets jaunes et aussi de la Marche pour le climat. Malgré de réelles difficultés à caractériser et à prouver les faits, le Procureur l’a condamnée à la détention provisoire.(1)
Mercredi 12 décembre au soir, à la Préfecture de Valence, devant une centaine de personnes, Jean Marc Durand, Secrétaire départemental du PCF, a déclaré : "Pour Maria, Stéphane et les deux autres personnes incarcérées, nous demandons que justice soit rendue. Nous demandons que le droit soit appliqué, le droit d’un Etat de droit et non pas celui d’un Etat d’exception comme pourrait nous laisser entrevoir l’utilisation massive depuis samedi dernier par le pouvoir judiciaire d’une infraction créée en 2010 et basée sur la seule "intention" présumée de commettre des violences. Maria n’est pas un casseuse, elle n’a pas été trouvée en possession d’un objet ayant pu présenter un caractère de dangerosité pour l’intégrité physique ou la vie d’autrui, ce n’est pas une terroriste. Elle est juste une jeune femme du peuple qui veut vivre dignement et être reconnue comme une citoyenne. »
Le 15 décembre, à la sous- préfecture de Die, ses nombreux amis ont demandé eux aussi sa mise en liberté. Suite à la demande de l’avocat pour une liberté immédiate, une audience à lieu le jeudi 20 décembre à 13 h 30 au Tribunal de Valence. La mobilisation continue : SOYONS NOMBREUX

A VALENCE COMME DANS UNE CENTAINE D’AUTRES VILLES, DES ROBES NOIRES EN COLERE

Ils protestent contre le projet de loi réformant la justice. Ils dénoncent une justice « déshumanisée » servant une « logique purement comptable ». Dans leur collimateur : la fusion des tribunaux d’instance et de grande instance ainsi que la réforme pénale qui renforce les pouvoirs du procureur au détriment du juge d’instruction et des droits de la défense.
Propos recueillis par Yvonne ALLEGRET

(1) Voir article Allobroges du 1 décembre