L’année 2019 sera ce que nous en ferons !

mercredi 9 janvier 2019
par  PCF Drôme

Que l’année 2019 apporte à toutes et à tous, bonheur, joie, paix et réussite. Ces vœux somme toute assez normaux en une telle période, risquent de prendre en 2019 un sens tout à fait particulier tant ils pourraient se heurter aux choix politiques de Macron et de son gouvernement. Les grandes lignes budgétaires 2019 votées en décembre 2018 mais également la conjoncture internationale, sont en effet plus annonciatrices de difficultés que d’embellies.

Que ce soit dans le domaine de l’emploi, des services publics, des prestations sociales comme de l’écologie, les belles intentions affichées devraient rapidement céder le pas face aux exigences nouvelles de rentabilité du capital confronté à un ralentissement de la croissance.
Et ce ne sont pas la politique du crédit de la BCE, les choix de réduction de la dépense publique, d’augmentation des taxes sur la consommation au prétexte vert à la place de la fiscalité des entreprises, du capital et de la fortune, qui vont venir améliorer la situation.

Un espoir existe. Il est lié à la montée des luttes. Les gilets jaunes montrent en quelque sorte le chemin même si ce mouvement n’est pas exempt de contradictions. Pour autant, en deux mois, il a déjà permis d’obtenir pour 2019, la suppression de l’augmentation de la TICPE et de la CSG sur les petites et moyennes retraites.
Pour grandir en maturité politique, ce mouvement a besoin de gagner rapidement l’ensemble des couches de salariés et de retraités du pays, qu’elles habitent en ville, à la campagne ou en banlieue. Toutes les forces sociales et politiques de transformation ont un rôle important à jouer en ce sens. Mais il faut qu’elles offrent à ce mouvement la possibilité de prendre un réel appui sur des objectifs clairs, c’est-à-dire, sur une perspective politique arrimée à des contenus qui donnent à voir une véritable possibilité de transformation en profondeur de la société. Et c’est là qu’intervient le rôle essentiel du parti communiste. Sans véritable visée d’avenir, il pourrait s’avérer difficile d’éviter que ce mouvement ne tombe dans les pièges tendus et ils sont nombreux. D’une part, la violence qu’instrumentalise le pouvoir mais de l’autre, les solutions de facilité, à l’emporte-pièce où se mêlent nationalisme et repliement sur soi.

Une tâche difficile mais oh combien intéressante nous attend en 2019 : faire progresser le niveau d’humanité en France, en Europe et dans le monde. Travaillons-y sans attendre.
Les élections européennes de mai prochain constituent du point de vue électoral une étape importante, nous en parlerons prochainement. Encore une fois bonne année à toutes et à tous.

Jean-Marc DURAND