Marche Blanche du 2 mars à Die

mercredi 6 mars 2019
par  PCF Drôme

Plus de 600 personnes ont défilé le samedi 2 mars à Die, dans un mélange de tristesse et de colère suite au décès in utero d’un enfant nommé Aimé.
La semaine précédente, un enfant était né dans la voiture de ses parents au bord de la départementale. On a appris depuis qu’un autre enfant est né dans une ambulance avant d’arriver à Valence. L’Agence régionale de la santé (ARS) et la ministre de la santé se gardent bien d’en rendre compte publiquement.

Le cortège s’est rendu jusqu’à la place de la comtesse ou a été lu le témoignage de la maman d’Aimé, suivi d’une minute de silence. (http://www.collectifhopitaldie.org/blog/)
Beaucoup de colère car l’ARS avait promis de mettre en place un protocole pour garantir la sécurité des parturientes et des Diois en cas d’urgence. Et rien n’a fonctionné !

L’hélicoptère était en Ardèche, les médecins correspondant SAMU n’étaient pas de garde ce jour là, le 15 ne semble pas avoir eu le dossier de grossesse à risque qui devait alerter les secours sur la rapidité nécessaire de la prise en charge, etc...
Les parents ont découvert ce protocole catastrophique trop tard. Il aura fallu 3h pour que la maman se retrouve dans un service spécialisé à Montélimar. Si la maternité avait existé à Die, ils s’y seraient rendus par leur propres moyens en moins d’un quart d’heure et peut être leur enfant aurait-il été sauvé. Au lieu de cela, aucune chance ne lui a été laissé.
L’ARS lance une enquête interne qui ne sera ni impartiale, ni indépendante, elle cherche déjà à rejeter la faute sur d’autres.

Les Diois demandent de connaître la vérité sur ces faits graves et en attendant les résultats d’une enquête sérieuse, demandent la réouverture de la maternité et de la chirurgie munies des moyens humains nécessaires, seuls services garantissant la sécurité de la population dans le cadre législatif actuel.

Philippe LEEUWENBERG