Centre Hospitalier de Valence en état d’urgence absolue !

mercredi 27 mars 2019
par  PCF Drôme

Personnel en grève et usagers de l’Hôpital se sont rassemblés devant le bâtiment de la Direction ce Mardi 26 Mars à l’occasion de la réunion du Conseil de Surveillance de l’Hôpital, présidé par Nicolas Daragon, Maire de Valence, pour s’opposer au « Plan de Retour à l’équilibre » (P.R.E) des comptes de l’établissement !.
Ce véritable plan de licenciement prévoit la suppression de 60 à 70 agents soignants et non soignants et dans un deuxième temps est également annoncée par la Direction, la suppression de 15 agents de tout grade… Autrement dit, une véritable cure d’austérité, dénoncée par la CGT, FO, SUD qui avaient appelé à la grève, et qui met directement en cause la sécurité et la prise en charge des patients.

Preuve est de constater que l’Hôpital est géré comme une entreprise, un retour à « l’équilibre » , où le règne de la calculette entend faire de la santé une marchandise et les personnels de simples variables d’ajustement.
Cette politique voulue par Macron et la Ministre de la Santé, mise en place par l’ARS et la direction du Centre Hospitalier, s’accompagne à Valence de la suppression de 30 lits supplémentaires alors que les patients attendent des heures, voire des jours dans certains cas, sur un brancard aux urgences pour qu’un lit se libère…

Refusée par les organisations syndicales mais acceptée par la Commission Médicale d’Etablissement (C.M.E) et validée par le Conseil de Surveillance présidé par le Maire de Valence, la mise en place du P.R.E se ferait dès le mois de Mai 2019. Sauf que … le personnel n’entend pas exercer sa mission de service public comme dans une usine car en face, il s’agit d’ êtres humains !
Une pétition intitulée « Soutien au personnel du Centre Hospitalier de Valence service des Urgences » est actuellement en ligne sur MesOpinions.com et recueille un nombre important de signatures.

Le mouvement de grève et de protestation des usagers, auquel s’étaient joints de nombreux gilets jaunes devant la Direction de l’Hôpital ce Mardi, a été particulièrement suivi.
Dans cette casse du service public, la Direction du Centre Hospitalier et Nicolas Daragon marchent main dans la main…

Leurs choix sont clairs : sacrifier du personnel au détriment des conditions de travail du personnel soignant et administratif et de la qualité de la prise en charge des patients.

Pierre TRAPIER