Il y a 70 ans, décédait un héros du peuple !

jeudi 13 février 2020
par  PCF Drôme

« Vivre sans l’angoisse du lendemain, de la maladie ou de l’accident de travail, en cotisant selon ses moyens et en recevant selon ses besoins. »

Voilà comment Ambroise Croizat définissait les principes qui allaient porter la création de notre Sécurité sociale et donc de notre régime de retraites !
Jamais l’œuvre de ce ministre communiste n’a été autant menacée que par E Macron. Néanmoins il faut bien constater que cela fait des années, quasiment depuis sa création, que la sécurité sociale est l’objet d’attaques régulières et acharnées du patronat et du capital.
Il faut dire qu’ils ont du mal à digérer que leur échappent aujourd’hui 450 milliards d’euros. En effet le financement de la sécurité sociale a cette particularité de provenir d’un prélèvement sur la valeur ajoutée, c’est-à-dire sur les richesses créées par le travail salarié avec pour base de calcul le montant des salaires versés.
C’est autant en moins pour les prélèvements du capital !

Les retraites ont pour autre particularité d’être affectées à partir d’un système par répartition qui revient à en prélever le montant sur la richesse créée par les salariés en activité. La retraite est en fait un moment où on perçoit un salaire sans travailler. Ce système permet en outre d’assurer une solidarité intergénérationnelle et interprofessionnelle et garantit le niveau de pension servi car connu par le salarié quasiment dès son entrée dans la vie active. Le montant de la pension, c’est un pourcentage calculé sur le salaire perçu en activité. Par ailleurs, la gestion des caisses de sécurité sociale donc des caisses de retraite était attribuée aux salariés, qui au sein d’organismes spécifiques, disposaient de 75% des sièges, le patronat en ayant 25%. C’est ce que De Gaulle s’est empressé de supprimer dès 1967 en instaurant le paritarisme (50% de salariés 50% de patrons) et en découpant la sécu en tranches.

C’est aussi ce que n’ont pas supporté les financiers et autres assureurs voyant leur échapper une manne très importante avec laquelle spéculer et faire du profit immédiat. On comprend mieux pourquoi à la faveur du projet Macron fleurissent un peu partout des propositions d’assurances privées, de systèmes de complémentaires retraites. On comprend mieux pourquoi en pleine campagne présidentielle Macron avait pactisé avec le fonds d’investissement BlackRock, ce dernier s’étant vu informer en avant première du projet présidentiel de réforme des retraites.

Aujourd’hui rendre hommage à l’œuvre considérable de Ambroise Croizat, c’est poursuivre dans la voie qu’il avait tracée avec éclat. C’est donc proposer face au projet Macron une alternative qui renforce et consolide le système de retraite par répartition, qui combatte les prélèvements du capital, qui redonne la pleine gouvernance de la sécurité sociale aux salariés et qui ainsi contribue à construire une nouvelle civilisation où le développement humain soit au cœur des choix économiques et politiques.

Jean-Marc Durand


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