IV. Une Europe démocratique et égalitaire
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La reconstruction de l’Europe reste encore aujourd’hui une tâche à accomplir.
Tous les êtres humains qui vivent dans des États membres de l’Union européenne ont le droit de participer à sa construction et à son développement futur, qu’ils y soient nés ou non. L’Union européenne doit s’ouvrir à la participation démocratique de tous les gens qui y vivent, sinon elle n’aura pas d’avenir.
Nous nous déclarons pour le renforcement des droits et libertés individuels, ainsi que des droits sociaux et politiques fondamentaux de toutes les personnes qui vivent dans l’Union européenne.
La charte des droits fondamentaux doit devenir légalement contraignante et doit être développée dans un sens plus progressiste.
L’Union européenne doit adhérer à la Charte européenne des droits de l’homme (CEDR). Le PGE défend l’égalité pleine et entière entre les femmes et les hommes dans tous les domaines de la vie.
L’Union européenne doit protéger et promouvoir les droits de toutes les personnes discriminées du fait de l’origine ethnique, de l’orientation sexuelle, du sexe, de la religion, de l’idéologie, du handicap ou de l’âge.
Nous exigeons le respect des droits de toutes les minorités et des actions efficaces contre le racisme, la xénophobie, l’ultranationalisme, le chauvinisme, le fascisme, l’anticommunisme, l’homophobie et toute autre forme de discrimination.
L’Europe que nous voulons exige la démocratisation de l’économie. Les droits d’association, de codécision et de grève doivent s’appliquer à travers les frontières.
Nous refusons que les normes sociales et syndicales soient subordonnées aux principes de liberté pour le seul marché édictés par la cour de justice européenne. En revanche, les droits et les possibilités des travailleurs de participer aux décisions de l’entreprise, par exemple à la réglementation des investissements et de la production, doivent être élargis et définis par le droit international.
Le PGE se déclare en faveur d’une politique culturelle de l’Union européenne basée sur le dialogue interculturel et l’éducation.
Il combat la libéralisation illimitée des services culturels.
Nous voulons que le dialogue entre les cultures devienne le principe d’une politique pacifiste, du niveau local au niveau européen. Nous soutenons la Convention de l’UNESCO sur la promotion et la promotion de la diversité des expressions culturelles, qui prévoit que la législation internationale rend obligatoires la préservation et la promotion de la diversité des cultures régionales.
Nous exigeons aussi une politique transparente à l’égard des médias.
Les sources de la productivité économique, de l’hégémonie culturelle, ainsi que du pouvoir politique et militaire dépendent de plus en plus de la production, de la mémorisation et de la conversion de l’information et de la connaissance. C’est pourquoi lès à l’information et à la communication et l’acquisition de ces données sont des conditions essentielles pour la participation démocratique, tant au plan national qu’européen. En outre, il est indispensable de démocratiser la production, le traitement et l’appropriation de l’information et des connaissances pour tenir tête au capitalisme numérique.
Nous sommes en faveur de structures démocratiques des médias publics, permettant un accès facile et bon marché aux pratiques culturelles modernes comme l’Internet, des codes et des programmes gratuits sans permettre l’usage illégal de réseaux sociaux et de données personnelles.
Il est nécessaire d’inverser le processus de Bologne, la subordination des besoins de l’école, de l’université et de la recherche aux industries privées, aux profiteurs du marché libre.
L’éducation est un droit humain.
Elle doit être organisée sous la forme d’un processus ouvert qui nous permettra de construire les enjeux démocratiques futurs, accessibles à tous.
L’éducation publique européenne doit être enracinée dans les principes et les valeurs qui définissent les caractéristiques essentielles de la culture européenne. Dans tous les États membres, l’école doit être un lieu de rencontres et de libre confrontation entre les cultures qui coexistent dans une société de plus en plus multiculturelle et multireligieuse, comme une prémisse nécessaire pour un véritable développement de la paix grâce à l’éducation. En même temps, l’université doit être mise en condition de développer son rôle éminent de formateur culturel et scientifique, sans aucun lien avec la logique des marchés.
Pour que toutes les personnes qui vivent dans l’Union européenne puissent occuper l’espace politique qui leur est dû, le Parlement européen doit avoir le pouvoir de légiférer.
La participation directe aux processus de décisions doit être rendue possible, selon l’exemple de l’agora citoyenne introduite par le Parlement européen, comprenant des référendums organisés au niveau de l’Union et au niveau national sur des décisions primordiales de l’Union européenne.
Les institutions de l’Union européenne (Conseil, Commission, Parlement) doivent s’ouvrir à la participation des sociétés civiles, lesquelles doivent avoir la possibilité de contrôler leurs décisions. Les mesures et lois antiterroristes à l’échelle de l’Union européenne doivent être abandonnées. Nous voulons l’abolition de la liste des « organisations terroristes » qui met notre liberté en péril.
Nous voulons une Europe cosmopolite ouverte à l’immigration.
Pas d’Europe forteresse qui rejette les gens qui sont dans la détresse. Une politique européenne commune sur les réfugiés et l’immigration, conforme à la convention de Genève est indispensable. Les gens qui fuient les persécutions à cause de leur engagement politique, de leur idéologie, de leur religion ou de leur orientation sexuelle doivent trouver asile et protection en Europe.
Nous demandons que le droit d’asile soit reconnu pour les persécutions en rapport avec le sexe de la victime et les persécutions non gouvernementales et nous appelons tout particulièrement à la protection des enfants réfugiés.
Pour cette raison, nous rejetons le système existant Frontex de contrôle des frontières et demandons que tous les plans concernant l’application de la directive « droit au retour » soient annulés.
Tous les centres de rétention doivent être fermés.
Nous, partis membres de la Gauche européenne, faisons campagne ensemble et dans nos propres pays pour la réalisation de ces objectifs dans la préparation des élections de 2009 au Parlement européen. Nous voulons un puissant groupe parlementaire de gauche afin de pouvoir changer l’Europe.
Chaque voix pour un candidat de la Gauche européenne est une voix pour une Europe sociale, écologique et féministe, de paix et de solidarité !
